Yaoundé, 15 juillet 2026 – La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement camerounais viennent de dresser un bilan très positif de leur collaboration. À mi-parcours de leur stratégie conjointe (2023-2028), les résultats sont là : plus de 3 000 milliards FCFA investis, des infrastructures majeures livrées, et une amélioration concrète du quotidien des Camerounais. On fait le point !

Un partenariat qui porte ses fruits

Hier, lors d’un atelier co-présidé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, les deux parties ont passé en revue les avancées du Document de Stratégie Pays (DSP). Objectif ? Évaluer les progrès réalisés dans deux domaines clés : le développement des infrastructures et le renforcement du capital humain.

Résultat ? Un portefeuille projet boosté : le nombre de projets financés est passé de 23 à 30 en trois ans, avec une performance globale en hausse. La BAD peut se targuer d’avoir transformé le paysage économique et social du Cameroun.

Des infrastructures phares pour booster l’économie

Côté routes, c’est l’effervescence : 571 kilomètres de routes bitumées ont été construits ou réhabilités, facilitant les échanges commerciaux et l’accès aux zones rurales. Parmi les réalisations marquantes, on note :

  • L’inauguration du pont sur le fleuve Logone, un maillon essentiel pour les populations de la région de l’Extrême-Nord.
  • La mise en service du barrage hydroélectrique de Nachtigal (420 MW), une centrale qui va éclairer des millions de foyers.
  • Le barrage de Lom Pangar, qui régule le débit du fleuve Sanaga et sécurise l’approvisionnement en eau.

Ces projets ne sont pas que des chiffres : ils créent des emplois, dynamisent les économies locales et améliorent la qualité de vie.

Agro-industrie et accès aux ressources : des avancées pour les producteurs

L’agriculture, pilier de l’économie camerounaise, bénéficie d’un soutien massif. La BAD a financé :

  • 30 magasins de stockage pour éviter le gaspillage des récoltes.
  • 26 marchés de viande et de poisson pour structurer les filières et garantir des prix stables.
  • 25 adductions d’eau potable pour désenclaver les zones rurales et améliorer l’hygiène.

Un coup de pouce majeur pour les petits producteurs : l’État prend en charge 30% du prix des engrais, rendant ces intrants plus accessibles. Les femmes, souvent exclues des terres irriguées, voient aussi leurs droits renforcés avec l’accès à des parcelles cultivables.

Des emplois et une gouvernance renforcée

Au-delà des infrastructures, la BAD mise sur le capital humain. Les projets financés ont permis de :

  • Créer des milliers d’emplois directs et indirects.
  • Améliorer la gouvernance locale grâce à des formations et un accompagnement technique.
  • Renforcer les capacités des administrations pour une gestion plus efficace des fonds publics.

Un exemple ? Le programme d’électrification rurale, qui a permis à des centaines de villages d’accéder à l’électricité pour la première fois.

Et après ? La BAD confirme son engagement

Avec ce bilan à mi-parcours, la BAD et le Cameroun ont montré que leur partenariat était solide et efficace. Les priorités pour la suite ?

  • Poursuivre l’expansion des infrastructures pour désenclaver les régions.
  • Renforcer l’agro-industrie pour réduire la dépendance aux importations.
  • Accélérer l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour tous.

Comme le souligne un expert de la BAD : « Le Cameroun est un partenaire stratégique en Afrique centrale. Ces réalisations prouvent que les investissements portent leurs fruits quand ils sont bien ciblés. »

Reste à savoir : ces projets suffiront-ils à relever les défis économiques actuels ? Une chose est sûre, la BAD a mis le paquet !